« La petite fille de Monsieur Linh »

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Monsieur Linh, exilé vietnamien, débarque, suite au saccage de son village, en plein hiver, dans une grande ville portuaire européenne avec pour tout bagage une valise et sa petite fille, encore nourrisson.

Hébergé dans un dortoir avec d’autres réfugiés auxquels il ne parvient pas à s’intégrer, sa vie entière est tournée vers son enfant.

Pour permettre à ce bébé de prendre l’air, il affrontera sa peur de la grande ville qu’il ne connaît pas et articulera ses journées autour de sa promenade quotidienne.

Au cours d’une de ces ballades, il rencontrera Monsieur Bark, vieil homme veuf dont il ne comprend pas la langue mais avec qui il va se lier d’amitié.

Ce roman évoque avec délicatesse la détresse d’un vieillard déraciné à qui la guerre a tout pris.

On ressent dès les premières pages du roman la fragilité de cet homme hanté par le massacre de ses enfants et qui ne parvient pas à construire un avenir au bébé qu’il ne quitte jamais.

Et pourtant, je n’ai pas été conquise.

J’ai trouvé l’écriture de Philippe Claudel trop empreinte de sensiblerie.

D’autre part, et je crois que c’est ce qui m’a fait passer à côté de ce roman, j’ai perçu le dénouement avant même la moitié du livre, à la lecture d’une scène maladroite.

Privée de cette surprise finale, la conclusion du récit m’a parue longue et pathétique.

Dommage!

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